La théorie de l’art au xviiième sièecle en france

Les articles parus sur le goût font office de « success story » ; ils proposent une vision articulée du savoir en revisitant les thématiques de la théorie et de la pratique – il était par exemple répandu de visiter les meilleurs ateliers pour comprendre ce qu’était l’histoire industrielle du XIXe siècle.
TEORIA?PRACTICA : comment utiliser ma raison en relation à mes gestes et vice-versa ?Dictionnaires illustrés avec planches à la fin du volume, gravures sur cuivre, eaux-fortes, et burin, véhicules de la connaissance.
La science trouve une place fondamentale, images cognitives, système de concaténation du savoir selon plusieurs modes ou principes de lecture :
1) Principe rationnel : donne un renvoie qui systématise les notions, du premier dont il découle aux autres – phénomène desubordination.
2) Alphabétique
3) Stratégique : saisir par la police sous la Royauté qui deviendra une machine contre la Monarchie. Ex : « roi » renvoie à « despote ».

? Ambition d’articuler le domaine de l’art : comment dessine-t-on, comment sculpte-on ?
? Réflexion sur le regard sur l’art :
a. le XVIIIe siècle est le siècle de l’expérimentation. La contemplation de l’œuvre d’art s’envoit influencée, c’est pourquoi, il faut désormais réfléchir sur l’art avec des principes, contenu du regard culturel.
b. Le XVIIIe siècle voit sous l’ombre de Newton : beaucoup de scientifiques ont voulu résoudre des problèmes aussi simplement que lui.

Intérêt double de l’Encyclopédie :
1) 2ème moitié du XVIIIe : Beaucoup lue, existe de nombreuses versions, surtout à Neuchâtel (Neuchâteltrès connue au XVIIIe siècle pour ses maisons d’édition), dont des versions folâtrées.
2) Elle est nourrie des écrits du XVIe et XVIIe siècles : sorte de « copié-collé » d’où l’importance de savoir quels étaient les textes importants.

Il faut être conscient des pertes : les originaux écrits par des artistes comme Rousseau sur la musique, Diderot sur l’art, D’Alembert sur les maths…
Montesquieua commencé celui sur le goût mais est mort entre temps. Homme chanceux, est né en 1689, à Bordeaux dans une famille de parlementaire, famille productrice de vin très riche. Il a hérité d’un de ses oncles et a obtenu ainsi le titre de baron et de Président à mortier du Parlement de Bordeaux, il était juriste, il possédait une bibliothèque immense au Château de la Brède. Toutefois, il voulait autrechose : s’amuser et travailler.
Montesquieu dit que la raison n’est pas universelle : il procède à une anthropologie, intéressé par la diversité et par les origines de celle-ci ; comment de crée-t-elle ? Questionnement d’importance au siècle de Lumières. Ex : « Les lettres persanes » : description des mœurs parisiennes, ethnographie inversée, habileté de la vision (« vision etic »).
Quant à «L’Esprit des lois », 1748 : ouvrage sérieux portant une réflexion sur le pouvoir et l’enjeu des lois, sur leur fonction relative ? Il prend l’exemple de la fin de l’Empire romain en disant qu’à ce moment existaient beaucoup de lois, mais que les injustices étaient d’autant plus présentes au contraire de la République de Solon.
?Montesquieu va essayer de créer un modèle.
Il essaie même de penser lerapport entre climat et communauté, ou se questionne sur la notion de « tradition » ?il y a des innovations possibles d’autres impossibles.

Montesquieu a beaucoup inquiété : il faut se rappeler qu’à cette époque, le français était lu par tout le monde, comme l’anglais aujourd’hui. Il n’a jamais voulu écrire un article sur le despotisme ou sur la politique, mais sur le goût, ce qui a surpris.Les encyclopédistes, époustouflés, ont dû dire oui.
En effet, Montesquieu a beaucoup voyagé de 1748-1750 dans beaucoup de pays (Italie, Allemagne, Angleterre,… (contrairement à Rousseau)), car il n’avait pas de problèmes d’argent. Voyager à cette période était dangereux, mais il était très curieux, un voyageur intrépide comme le Comte de Caylus, il ne se satisfait pas des guides de voyage…